Depuis mardi, la presse transalpine regorge d’histoires sur les parlementaires du Mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo, qui disent le défi que sera l’incorporation de ces nouveaux venus.
Il y a par exemple la vidéo de l’élue M5S qui veut réduire les effectifs du parlement de moitié, mais qui ne sait pas répondre précisément aux journalistes qui l’interrogent: combien y-a-t-il d’élus à la Chambre ou au Sénat?
Dans la même veine, le Corriere raconte aujourd’hui que le néo-sénateur Bartolomeo Pepe ignore le nom et l’emplacement du palais romain où siège le Sénat: « je chercherai sur Google. » Quant à l’élection du nouveau président de la République, une des premières tâches de la nouvelle assemblée, il est incapable d’indiquer selon quelles modalités elle aura lieu.
Dans le genre, Sarah Palin à Montecitorio (Chambre des députés) ou au Palazzo Madama (Sénat), ce n’est pas mal.
Que feront les élus du M5S, lorsqu’ils seront assis dans les travées du Parlement? Au-delà des vociférations de Beppe Grillo, c’est la question à résoudre pour estimer les chances d’un gouvernement italien de durer. En janvier, l’institut demopolis avait demandé aux électeurs du Mouvement ce qu’ils attendaient de leurs potentiels élus: à 58%, ils souhaitaient qu’ils votent les lois au cas par cas; 7% seulement envisagaient de s’allier à un bloc, et 31% souhaitaient une opposition systématique.
Confirmation de cette tendance participative, dans les régions où ils disposent déjà d’élus, les représentants du M5S se sont avérés plus pragmatiques que doctrinaires.
In bocca al lupo…