Pourquoi Maurer et Parmelin n’ont-ils pas revendiqué le fauteuil de Burkhalter? 

Depuis 25 ans, l’UDC nous explique de manière compulsive que le Conseil fédéral ne sait pas y faire avec les Européens. Après la visite de Jean-Claude Juncker, ce 23 novembre, la surenchère rhétorique est à son comble – certains élus du « premier parti de Suisse » n’hésitent pas à parler de « trahison », ce qui n’est pas un petit mot anodin.  D’où ma question: pourquoi aucun des deux  ministres UDC n’a-t-il revendiqué en septembre dernier le Département des affaires étrangères pour enfin prendre les choses en mains et obtenir un meilleur résultat ? Pourquoi Ueli Maurer et Guy Parmelin ont-il laissé Ignazio Cassis s’installer dans le fauteuil de Didier Burkhalter?

Si l’UDC croit sincèrement que la Suisse court un grand péril à cause de la  politique européenne menée par le gouvernement, alors elle devrait en assumer sa part. Est-ce que l’on imagine le PLR se plaindre de manière récurrente de la politique économique, par exemple, et ne jamais placer l’un des siens à la tête du Département de l’économie? Est-ce que l’on imagine le PS critiquer la politique sociale sans jamais proposer de diriger le Département de l’Intérieur? Absurde? C’est pourtant dans cette absurdité que patauge la politique suisse depuis un quart de siècle: un parti gagne régulièrement les élections en faisant campagne sur un thème dont il n’a jamais essayé d’assumer la gestion départementale.

Au surplus, quand on se présente comme le plus grand parti du pays, on a vocation à y exercer la plus forte influence : alors quoi de mieux que le dossier européen, multi-enjeux et transversal, pour imprimer réellement sa marque?

Notre politique européenne verse peu dans l’idéalisme (notre politique étrangère l’est un peu plus). C’est de la Realpolitik pure et dure, marquée par la défense âpre de nos intérêts économiques, en occultant soigneusement  toute dimension politique. Il serait bon que l’UDC s’y confronte en toute honnêteté intellectuelle, plutôt que de hurler à la « trahison ».

Les conséquences du coup de force tessinois

Depuis que Flavio Cotti a quitté le Conseil fédéral en 1999, les Chambres ont eu en théorie 14 occasions d’élire un Tessinois. Elles ne l’ont pas fait pour toutes sortes de raisons, des tordues ou des honorables.

Fort de cette revendication légitime de tout un canton, voire de tous les italophones, le parti-libéral radical tessinois a imposé la candidature unique d’Ignazio Cassis. Ce faisant, il a méprisé l’aspiration des femmes à une représentation plus paritaire au gouvernement.

Dans un pays fédéraliste, ce coup de force est un drôle de signal envoyé aux autres minorités ou sensibilités: notre revendication est prioritaire, taisez-vous punto, basta, finito !

Pourquoi le 20 septembre prochain, cet impératif devrait-il s’imposer au détriment de tout autre ? Pourquoi l’Assemblée fédérale devrait-elle céder sans réfléchir comme un parent cède à un enfant qui crie trop fort?

En proposant les candidatures d’Ignazio Cassis et de Laura Sadis au groupe PLR, la section tessinoise aurait offert à l’Assemblée un choix et permis à celle-ci de résoudre deux problèmes d’un coup.

Cette piètre compréhension de l’intérêt général national a légitimé les prétentions romandes. Dès lors, l’invocation de la clause régionale pour éliminer les concurrents d’Ignazio Cassis sans considération de leurs compétences relève autant de la faiblesse que de l’arrogance.

Le match pour départager Cassis, Moret et Maudet devrait se faire désormais sur leur profil politique et non plus sur leur origine cantonale. Un coup de force ne reste jamais sans conséquence.

Ignazio Cassis: le candidat italophone qui renie ses origines italiennes

En annonçant qu’il avait rendu son passeport italien, Ignazio Cassis a-t-il commis la gaffe qui le privera du Conseil fédéral ? On ne prendra pas le pari tant le lobby des caisses-maladie qui souhaite le placer au gouvernement est puissant. Mais son attitude jette une lumière crue sur son tempérament.

Voilà un libéral qui revendique le dogme de la responsabilité individuelle et qui cède sans combattre à la moindre pression venant de l’UDC. On attend d’un conseiller fédéral qu’il démontre plus de force de caractère et de résistance lorsqu’il est face à la critique.

Voilà un candidat qui clame que le Conseil fédéral doit se montrer plus courageux, et qui commet une retentissante lâcheté à la première occasion.

Voilà un homme prêt à renier ses origines et sa famille pour servir sa carrière : Ignazio Cassis est né Italien, il s’est fait naturaliser à 15 ans, c’eut été un beau symbole qu’il se revendiqua comme premier conseiller fédéral né étranger.

La question des binationaux n’est pas un petit détail. Elle a pris de l’ampleur depuis la votation sur la naturalisation facilitée de la troisième génération, en février dernier, qui a vu l’UDC mordre la poussière. Depuis cet échec inattendu, le parti nationaliste a clairement décidé d’attaquer les détenteurs de plusieurs passeports. Une lubie ethnique malsaine, qui instille l’idée que certains Suisses le sont plus que d’autres, et qu’un binational ne saurait être vraiment loyal à nos institutions.

Première remarque : si notre pays est le mélange de trois grandes cultures européennes, force est de reconnaître que nous ne descendons pas tous en ligne directe des Waldstaetten ? Nos racines européennes mériteraient d’être mieux considérées. Deuxième remarques : la double-nationalité, reflet de notre histoire migratoire mais aussi de nos histoires d’amour, est beaucoup plus fréquente qu’on ne le croit. Lors d’une discussion sur facebook, le géographe Pierre Dessemontet m’a aimablement fourni les chiffres suivants :

– 854’705 suisses sont doubles-nationaux en Suisse selon des estimations issues du Relevé Structurel (poolé 2011-2015) – auxquels if faut encore ajouter 559’542 suisses double-nationaux résidant à l’étranger (2015). Au total: 1’414’247 binationaux sur 6’855’248 citoyens suisses, ou plus de 20%.

– pour ce qui concerne les cantons, dans l’ordre Zurich en compte 177’504, Vaud 110’830, Genève 96’358, Berne 66’730, le Tessin 59’714, l’Argovie 53’196, Saint-Gall 37’538, le Valais 29’665, Bâle 27’470, Neuchâtel 26’799…

– pour ce qui concerne les nationalités, l’Italie arrive en tête avec 214’093, puis la France 97’089, l’Allemagne 66’389, la Turquie 40’281, la Serbie 35’281, l’Espagne 31’146, le Kosovo 25’753, le Portugal 24’727, la Grande-Bretagne 22’893, la Croatie 21’827, la Bosnie 21’265…

En renonçant à son passeport italien, Ignazio Cassis a raté l’occasion de rendre un formidable hommage aux capacités d’intégration de la Suisse. Ses réponses sur la question des « juges étrangers » montre qu’il préfère les mythes interprétés par l’UDC à la réalité de la Suisse telle qu’elle est. C’est décevant, c’est une faute morale.

Surtout, son attitude pointe toute l’ambiguïté de la relation que le Tessin entretient avec l’Italie. Voilà un canton qui revendique un siège au Conseil fédéral du fait de sa spécificité linguistique et culturelle, mais dont le candidat n’assume pas ses racines italiennes. C’est pour le moins paradoxal. Si on renie son italianité, comment prétendre la défendre au sein du gouvernement ?

Nombre de Tessinois soutiennent la candidature d’un des leurs en argumentant que la présence d’un italophone améliorera les relations avec l’Italie. On peut désormais douter que Rome soit favorablement impressionné par un ministre d’origine italienne qui lui a rendu son passeport avec tant d’ostentation et d’opportunisme.

La Suisse, créée en 1848 par le parti radical, est une nation de volonté, fondée sur le respect des différences et des minorités. Le 20 septembre prochain, l’Assemblée fédérale a pour mission d’élire un PLR digne de cet héritage, pas un troisième UDC.

Publié sur le site de Bon pour la tête le 26 août: 

https://bonpourlatete.com/actuel/ignazio-cassis-1

Conseil fédéral: la botte secrète des Tessinois

Piaffant de longue date de retrouver un siège au Conseil fédéral, les Tessinois ne sont pas restés inactifs. En 2011 et 2012, ils ont demandé via des initiatives cantonales à passer de 7 à 9 conseillers fédéraux.

Serpent de mer de la politique fédérale (première votation sur ce sujet en novembre 1900 déjà !), cette proposition est parvenue à retenir l’attention d’une majorité de la Commission des institutions politiques du Conseil national, qui a rédigé une proposition. Comme d’habitude, cette adaptation a été blackboulée en septembre 2016 pat 97 voix contre 88. Bien que la surcharge du Conseil fédéral soit notoire, une majorité craint pour la collégialité, oubliant que celle-ci relève de l’éthique personnelle et pas du nombre…

Lors des discussions, les opposants à une telle réforme (principalement PLR et UDC) ont notamment rassuré les Tessinois en argumentant qu’elle n’était pas nécessaire pour satisfaire leur revendication légitime, des promesses ont été faites, et elles sont suffisamment récentes pour que les députés tessinois les rappelle opportunément à leurs collègues. La députation tessinoise compte bien utiliser cette botte secrète en faveur d’Ignazio Cassis.

Ironie de la campagne actuelle, la Vaudoise Isabelle Moret avait soutenu cette réforme et s’était fortement engagée pour une clarification du texte de la Constitution sur la représentation des régions, qui varie d’une langue à l’autre.

En février 1999, l’abrogation de la « clause cantonale » avait recueilli 74,7% de oui, la preuve que le peuple et les cantons ne sont pas aussi rétifs qu’ont le dit à des réformes dans la manière de choisir les conseillers fédéraux.

A quand une initiative populaire pour le passage à 9 conseillers fédéraux, qui donnerait les moyens à l’Assemblée fédérale de mieux gérer les questions de genre et de représentativité régionale et de se concentrer sur les compétences des candidats?

Pour mémoire, une analyse sur les avantages du passage de 7 à 9:

http://chantaltauxe.ch/tessin-a-quand-un-conseiller-federal/

 

Les meilleurs au Conseil fédéral ?

Je mets les pieds dans le plat. Les Vaudois n’ont jamais vraiment bien compris pourquoi ni Pascal Broulis ni Pierre-Yves Maillard n’est devenu conseiller fédéral alors qu’il s’agissait, chacun dans son genre, des deux meilleurs de leur génération. L’un a été écarté par le groupe parlementaire PLR, l’autre par l’Assemblée fédérale.

Tout ça pour se retrouver avec Guy Parmelin!!!

D’où ce sentiment de ne pas vraiment se sentir représentés au gouvernement. Je me demande ce que l’on va inventer cette fois-ci pour écarter Pierre Maudet, lui aussi considéré comme un surdoué. On ne peut pas lui reprocher de ne pas savoir l’allemand!!!

J’espère que le groupe PLR choisira un ticket à 3, qui ménage une chance pour Isabelle Moret, meilleure élue romande au Conseil national, comme à Pierre Maudet, meilleur politicien de la génération d’après Broulis et Maillard.

 

 

 

 

 

 

Quand Ignazio Cassis se contredit un peu

Intéressante interview du Matin dimanche qui permet de mieux connaître Ignazio Cassis. Si j’ai bien compris, il estime qu’il serait « vexatoire » d’être élue parce que femme. Mais il ne voit pas de problème à être élu au nom d’un autre quota: celui d’être tessinois. Sacrée contradiction !!!

 

L’entre-soi des Chambres fédérales ne peut plus durer

Tout citoyen suisses est éligible au Conseil fédéral. Mais cette possibilité ne s’est jamais concrétisée. Les Chambres fédérales ont toujours choisi dans le vivier politique (bernois ou cantonal), et quelques rares fois dans celui de la haute administration.

Au moment de choisir un nouveau membre du gouvernement collégial, l’Assemblée privilégie l’entre-soi, elle nomme l’un des 246 présents. Les conseillers d’Etat n’ont eu une chance que lorsque une situation politique complexe l’exigeait, par exemple quand il s’est agi de placer des femmes.

Conséquence de cet entre-soi,  Johann Schneider-Ammann a été préféré à Karin Keller-Sutter, ou Alain Berset à Pierre-Yves Maillard. A l’expérience avérée d’un exécutif, le réseau des Grands Electeurs a préféré le profil connu, familier.

Cette habitude, ce confort, cette prime au réseau, peuvent-ils encore durer alors que la polémique sur les liens d’intérêts de parlementaires comme Ignazio Cassis (candidat officiel de la présidence du PLR tessinois) s’aiguise?

Certes, la Suisse a un parlement de milice, et elle adore fermer les yeux sur les fils à la patte qui limitent de facto l’indépendance des députés. Admettre que le système de milice est une fiction – soit parce que les députés sont devenus des professionnels à plein temps, soit parce que ce sytème favorise l’emprise des lobbies – signifierait qu’il faudrait dépenser plus pour payer ceux qui s’investissent en politique. Le mythe n’a pas de prix, mais la politique a un coût.

Divers scandales de financement de la politique  à l’étranger et chez nos voisins, notamment en France pendant la récente campagne présidentielle, montrent que l’exigence de transparence et d’indépendance croît parmi les citoyens. La révélation des petits arrangements entre amis, des services rendus, des retours d’ascenseurs, des privilèges ès fonction, passent mal.

La Suisse n’échappera pas à ce débat. On s’est beaucoup gaussé ici des costumes offerts à François Fillon, on veut moins voir que beaucoup de nos élus aux Chambres fédérales arrondissent copieusement leurs fins de mois par des mandats lucratifs qui leur sont proposés une fois qu’ils y ont été élus! Ce n’est pas parce que ces liens sont recensés dans un registre qu’ils ne posent pas problème! Leur impact financier reste opaque.

J’en reviens aux Conseillers d’Etat. Déjà professionnels de la politique, ils sont vierges de tout lien d’intérêts, leur intégrité a déjà été testée, leur capacité à gouverner en toute indépendance est connue. C’est un avantage que les Chambres fédérales devraient mieux considérer au moment de choisir celui ou celle qui succèdera à Didier Burkhalter.

Drôles d’intérêts tessinois!

La plupart des Tessinois en sont persuadés: la Berne fédérale ne comprend rien à la politique tessinoise. Ce que l’on peut dire, après l’annonce du parti libéral-cantonal de ne proposer que Ignazio Cassis comme candidat au Conseil fédéral, c’est que les Tessinois ne comprennent pas non plus grand chose à la politique fédérale.

Ce que veut l’Assemblée fédérale au moment d’introniser un nouveau Conseiller fédéral, c’est avoir le choix. Elle attend du groupe PLR qu’il propose un ticket avec deux noms. En ne proposant que Cassis, le PLR tessinois vient de diviser ses chances d’aboutir par deux. 

Désormais, les Romands sont parfaitement légitimés à présenter un candidat à la succession de Didier Burkhalter, et ils maximiseront leurs chances en mettant en avant une femme.

Cette idée que les intérêts tessinois sont solubles dans une seule personne, ce n’est pas sérieux. Surtout si cette personne est Ignazio Cassis, lobbyiste en chef des assureurs-maladie. Outre-Gothard, on croit avoir trouvé la parade à ce reproche: avant d’être élue au gouvernement, Doris Leuthard était surnommée « atomic Doris » et elle est pourtant à l’origine de la sortie du nucléaire.

Certes, mais l’énergie touche un peu moins le portemonnaie de tout un chacun que les primes d’assurance-maladie. Le nucléaire ne rogne pas le pouvoir d’achat des Suisses, année après année. Vraiment, il est étrange de vouloir associer la défense des vastes intérêts tessinois à ceux des assureurs-maladie- certainement une des corporations les moins populaires du pays.

Les Tessinois ont raison de penser que l’heure du retour de la Suisse italienne au Conseil fédéral a sonné. Mais plutôt que de donner des leçons de solidarité latine aux Romands, ils auraient mieux fait d’assumer leur ambition. En proposant deux noms, un homme, une femme, Ignazio Cassis et Laura Sadis, ils auraient coupé l’herbe sous les pieds des Romands et habilement mis la pression sur le groupe libéral-radical aux Chambres fédérales. Surtout, ils gardaient une carte dans leur jeu au cas où les liens d’Ignazio Cassis avec le lobby des assureurs se transformeraient en pesantes casseroles.

La messe n’est pas dite, l’Assemblée du parti cantonal, le 1er août prochain, pourra corriger l’erreur. Les femmes libérales-radicales aussi.

On doit à  une radicale vaudoise, Christiane Langenberger, l’habitude qui s’est installée de proposer à l’Assemblée fédérale un ticket avec deux noms (un homme, une femme, dans l’idéal et pour favoriser les candidatures féminines). C’était en 1998 lors de la succession de Jean-Pascal Delamuraz qui vit Pascal Couchepin triompher. Depuis, seule Doris Leuthard a été élue au premier tour et sans concurrence. Avec les doubles tickets, l’Assemblée fédérale a perdu l’habitude de pêcher un candidat surprise, non adoubé par son parti. Cette prérogative lui reste entière. Le PLR tessinois semble l’avoir complètement oublié, trop obsédé à ne vouloir pousser qu’un seul de ses champions.

 

Succession Burkhalter: un point de situation

Dix jours après l’annonce surprise de Didier Burkhalter, le favori reste Ignazio Cassis, lobbyiste des assureurs-maladie, bien qu’il ne se soit pas encore déclaré officiellement.

Plus courageuse, Laura Sadis a fait part de son intérêt. Les autres « papables » réfléchissent.

Quelques éléments de réflexion. Un sondage du Caffé, dimanche dernier, indiquait que trois Suisses sur quatre souhaitent l’entrée d’une nouvelle femme au Conseil fédéral. Cette préoccupation devrait aussi être celle du PDC, et plus particulièrement de tous les élus démocrates-chrétiens alémaniques sous la Coupole. Si une libérale-radicale n’est pas élue cette année et que Doris Leuthard s’en va l’an prochain, le débat sur la présence d’une seule et dernière femme au gouvernement (Simonetta Sommaruga) risque de s’enflammer et d’obscurcir leurs propres chances d’être choisis. En conséquence, les démocrates-chrétiens devraient se rallier à une candidature Sadis.

Depuis la démission d’Elisabeth Kopp (voir post précédent), la liste est longue des femmes PLR officiellement candidates qui ont été black-boulées : Christiane Langenberger en 1998 lors de la succession Delamuraz, Christine Beerli en 2003 lors de la succession Villiger, Karin Keller-Sutter en 2010 lors de la succession Merz. Le parti socialiste avait préféré à cette dernière Johann Schneider-Ammann, au motif fort spéculatif que celui-ci, patron d’entreprise, serait plus enclin au dialogue social. Depuis, les camarades ont pu mesurer la clairvoyance de ce choix.

Si le Tessin veut gagner, il doit proposer une femme. Et il ne doit pas tergiverser trop longtemps, sinon les prétentions romandes vont s’engouffrer dans la brèche On ne peut pas revendiquer un siège en priorité et ne pas se montrer prêts sous prétexte que la campagne sera longue et éprouvante pour celle ou celui qui se déclarerait trop tôt. C’est la fonction de conseiller fédéral qui est éprouvante, comme en a abondamment témoigné Didier Burkhalter, alors si le ou la papable ne se sent pas la force de faire face à un été sous pression, il vaut mieux renoncer d’emblée !